Comprendre pour bien choisir, glossaire de l’isolation.

Acoustique
L’acoustique est la science de la production, la propagation, la transmission, la reproduction, la réception, la mesure, des effets du son et du phénomène auditif.

Absorption acoustique
Processus de dissipation et de suppression de l’énergie sonore.
Processus de dissipation ou de suppression de l’énergie sonore grâce à sa conversion en énergie mécanique vibratoire et / ou énergie thermique. Propriété que possèdent les matériaux, les objets et les structures (telles que les pièces) à absorber l’énergie sonore, mesure de l’amplitude d’absorption d’un matériau, d’un objet ou une structure. L’absorption acoustique est généralement exprimée comme un coefficient d’absorption acoustique.

Affaiblissement acoustique (Rw )
(contre les bruits aériens) Il est exprimé en décibels (dB) et représente la quantité de bruit arrêtée par le système. Un matériau est d’autant plus isolant que Rw est grand. Les bruits aériens extérieurs (trafic routier, ferroviaire ou aérien) intérieurs (conversations, hi-fi, télévision…) sont transmis soit par l’air, soit par les murs et les cloisons séparant deux locaux.

Analyse du cycle de vie
L’analyse du cycle de vie est une méthode d’estimation des impacts environnementaux d’un produit pendant toute sa durée de vie.
Elle implique la modélisation des différentes étapes du cycle de vie d’un produit depuis l’extraction des matières premières, l’installation et l’utilisation à l’élimination jusqu’à la fin de sa vie (souvent dénommé “du berceau au tombeau”). Il prend en compte l’ensemble des ressources (y compris les matières premières, l’énergie, le transport etc.) et toutes les émissions (vapeur d’eau, dioxyde de carbone etc.).

Armature.
C’est la toile tissée ou non tissée qui renforce les sous enduits des systèmes
d’isolation. Pour choisir l’armature, il faut tenir compte du classement TRAME qui lui est
généralement associé.

Bande d’Octave
C’est une gamme de fréquences où la plus haute fréquence de la bande est le double de celle la plus basse. Chaque bande de fréquence est généralement spécifiée par la fréquence moyenne.

Bardage
Lames de bois qui viennent couvrir la façade d’une maison. Le bardage est implanté horizontalement le plus souvent, avec 3 types de pose possibles : la pose à recouvrement ou en clin, la pose à chevauchement et à embrèvement (emboîtement par rainures et languettes).

Bardeaux
(ou tavaillons) Ce sont des petites planchettes de bois utilisées pour la toiture ou le bardage. D’une épaisseur de 0,5cm environ, elles sont disposées à la manière d’ardoises pour assurer l’écoulement de l’eau et fixées à l’aide de pointes.

Besoin en énergie
Le besoin en énergie (pour le chauffage et / ou le refroidissement) est l’énergie nécessaire pour chauffer ou refroidir l’équipement, l’installation ou le bâtiment.
Unité : kWh/m²/an.

Bruit
Dans l’air, le son est le résultat d’une oscillation locale des molécules d’air. Le principe de propagation est similaire à la propagation des ondes dans l’eau, sauf qu’il n’y a pas de déplacement de matière.

Le bruit (le son indésirable) a été déclaré comme étant un polluant environnemental lors de la conférence internationale de 1972 pour l’environnement, à Stockholm.
Il a de nombreuses conséquences sur l’être humain : allant d’une perturbation générale, en passant par une réduction du confort personnel (tels que le manque d’intimité ou la difficulté à parler / communiquer), jusqu’à des problèmes de santé plus graves, tels que la déficience auditive permanente, le stress et l’insuffisance cardiaque.
Source dB
Avion 125 dB
Marteau piqueur 105 dB
Circulation dense 90 dB
Bureau professionel 65 dB
Bibliothèque 35 dB
Forêt calme 15 dB
Seuil d’audition 0 dB

Capacité thermique
Capacité d’un matériau à emmagasiner la chaleur par rapport à son volume. Elle se définit par la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 1°C la température de 1m3 du matériau. Elle dépend de trois paramètres qui sont la conductivité thermique λ, la chaleur spécifique et la densité ou masse volumique du matériau. Unité : kJ/m3°C

Capacité thermique spécifique
Indique la quantité de chaleur en joule qu’un kilo de matériau absorbe ou diffuse, lorsque l’on augmente ou diminue sa température d’1 °K (Kelvin). La DIN EN 12524 indique pour certains matériaux de construction les valeurs théoriques calculées de la capacité thermique spécifique, dans les autres cas, les fournisseurs ont indiqué des valeurs expérimentales.

Chaleur spécifique
C’est la capacité du matériau à emmagasiner la chaleur par rapport à son poids. Elle est définie par la quantité de chaleur à apporter à 1 kg du matériau pour élever a température de 1°C. Unité : J/kg.°C

CE (marquage)
Autre définition : “Marquage CE”.

CEN
CEN est un acronyme pour Comité Européen de Normalisation

CEN, le Comité Européen de Normalisation (European Committee for Standardization, Europäisches Komitee für Normung), est une organisation internationale à but non lucratif créée en vertu de la loi Belge. Grâce à ses services, il fournit une plateforme pour le développement de normes européennes (EN) et d’autres documents de consensus.

Coefficient d’absorption acoustique
Pourcentage d’énergie sonore arrivant sur la surface d’un matériau qui est absorbé par le matériau.

Condensation
Le passage de la vapeur d’eau à l’état liquide en enlevant la chaleur. Le condensat se voit sur les vitres ou les films sous forme de gouttes d’eau.

Conduction
La transmission de la chaleur à travers ou le long d’un matériau, ou d’un matériau à un autre.

Conductivité Thermique (valeur lambda)
La conductivité thermique (lambda) mesure la capacité d’un matériau à transmettre la chaleur. Elle est exprimée en watts par mètre carré de surface, pour un mètre d’épaisseur, et un gradient de température d’un degré Kelvin (K) soit : W / m.K.
Plus la valeur lambda est faible, meilleure est l’efficacité thermique du matériau.

Conduit aéraulique (gaine)
Canaux par lesquels de l’air chaud ou froid est transporté au sein des systèmes de chauffage ou de climatisation d’un bâtiment.
Les conduits d’air sont le moyen d’assurer une qualité d’air intérieur acceptable ainsi que le confort thermique dans un bâtiment ou un autre espace clos.

Construction durable
La construction durable vise à réduire l’empreinte écologique d’une construction durant toute sa durée de vie, tout en optimisant la viabilité économique, l’accessibilité financière et le confort de vie pour les occupants.

Convection
La convection est le transfert de la chaleur par un fluide (liquide ou gaz) engendré par le mouvement moléculaire.

Cycle de vie
Autre définition : “Analyse du cycle de vie”.

Déphasage thermique
C’est le temps que met la « chaleur » provoquée par les températures estivales à traverser les parois de l’habitat. Lorsque cette « chaleur » n’arrive qu’en fin de journée dans l’habitat, les pièces, se refroidissent pendant la nuit.

Diffusivité thermique

C’est l’aptitude d’un matériau à transmettre rapidement une variation de température. elle croit avec la conductivité et décroît avec la capacité thermique. Plus la diffusivité est faible, plus le front de chaleur mettra du temps à traverser l’épaisseur du matériau. Unité : m2/h

Décibel (dB)
Une unité logarithmique utilisée en acoustique afin de quantifier les niveaux sonores.
Le Décibel (dB) est une unité de mesure logarithmique qui exprime l’ampleur d’une grandeur physique (généralement la puissance ou l’intensité) par rapport à un niveau de référence spécifié ou implicite. Il est couramment utilisé en acoustique pour quantifier les niveaux sonores par rapport à une référence 0 dB. Le niveau de référence est généralement défini au seuil de la perception humaine et il existe des comparaisons couramment utilisées pour illustrer les différents niveaux de pression sonore. (voir tableau dans “bruit”)

Densité
La masse d’une substance par unité de volume.

Densité d’isolation
C’est une mesure de quantité de matière solide (verre ou roche), présente dans un volume donné de matériau isolant. Les produits d’isolation plus denses ont un contenu plus fibreux (par m3)

Développement durable
“Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins” (Rapport Brundtland, 1987)

Effet de serre
L’effet de serre se réfère à la variation de la température d’équilibre thermique d’une planète due à la présence d’une atmosphère contenant du gaz qui absorbe et émet un rayonnement infrarouge.
Les gaz à effet de serre, qui comprennent la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone et le méthane, réchauffent l’atmosphère en absorbant le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre, par l’atmosphère elle-même, et par les nuages. La chaleur qui devrait se dissiper dans l’espace est donc prise au piège par les gaz à effet de serre dans le système surface-troposphère, provoquant un réchauffement à la surface de la planète.

Efficacité énergétique
Utiliser moins d’énergie pour fournir le même niveau de services énergétiques.
Ce terme désigne l’efficacité avec laquelle l’énergie est utilisée. Fournir un niveau de service semblable ou supérieur avec moins d’énergie consommée est considéré comme une amélioration de l’efficacité énergétique. Un exemple serait d’isoler une maison pour utiliser moins de chauffage ou de climatisation pour atteindre une même température donnée. Un autre exemple serait d’installer des lampes fluorescentes et / ou des puits de lumière au lieu de lampe à incandescence pour atteindre le même niveau d’éclairement.

Émissivité
L’émissivité est une mesure de rayonnement émis par une surface.
Les “corps noirs” (matières avec une surface noire mate) ont un fort pouvoir d’émissivité et émettent de grandes quantités de rayonnement. En revanche les surfaces brillantes, telles que l’aluminium poli, ont une faible émissivité. Cette caractéristique peut être exploitée dans des bâtiments grâce aux revêtements d’aluminium sur les matériaux d’isolation afin de réduire les pertes de chaleur des rayonnements. Les noirs mats ont une émissivité de 0,95, comparés à 0,08 pour l’aluminium poli. Mais la plupart des surfaces de construction, même les surfaces peintes, ont des émissivités élevées d’environ 0,90 à 0,95.

Énergie finale
L’énergie finale est une forme d’énergie disponible pour l’utilisateur suite à la conversion de l’énergie primaire.
Les formes d’énergie finale incluent l’essence ou le diesel, le charbon épuré, le gaz naturel purifié, l’électricité, l’énergie mécanique etc. En passant de l’énergie primaire à l’énergie finale, nous devons prendre en compte l’efficacité du dispositif de conversion (généralement une centrale électrique dans le cas de l’électricité) et, s’il a lieu, le transport. De manière générale, un pays a toujours une consommation d’énergie primaire plus importante que celle finale, la différence entre les deux représente les pertes dans les systèmes énergétiques.
Pour plus d’information voir aussi efficacité énergétique

Énergie intrinsèque
L’énergie intrinsèque est une mesure d’énergie requise pour extraire les matières premières, pour fabriquer le produit et le mettre en état d’utilisation. Un produit qui nécessite de grandes quantités d’énergie pour extraire et traiter les matières premières, ou qui est transporté sur de longues distances vers sa commercialisation, aura un niveau d’énergie intrinsèque élevé.

Énergie primaire
L’énergie primaire est l’énergie qui n’a pas été soumise à un processus de conversion ou de transformation, par exemple, le charbon, le pétrole, la lignite minérale, le gaz naturel, l’uranium (énergie nucléaire), l’eau, le rayonnement solaire, le vent.

Énergie renouvelable
L’énergie renouvelable est l’énergie produite à partir de ressources naturellement renouvelées, par exemple : l’énergie produite à partir du soleil, du vent, de la pluie, des mouvements des marées, et la chaleur géothermique.

Écoconstruction
Construction respectueuse de l’environnement, et de la santé de ses habitants.

EPS
EPS (isolation de polystyrène expansé) – est un matériau plastique isolant, léger, rigide, en mousse produit à partir de billes solides de polystyrène.
L’expansion est réalisée par dissolution de petites quantités de gaz pentane dans le matériau de base en polystyrène lors de la phase de production.

Étanchéité à l’air
Décrit la perméabilité de l’enveloppe du bâtiment.
Un bâtiment étanche à l’air résistera à la plupart des infiltrations d’air les plus indésirables tout en satisfaisant les besoins d’air frais grâce à la mise en place d’une ventilation contrôlée. La plupart des bâtiments existants, même ceux construits récemment, sont loin d’être étanches. En raison des infiltrations d’air indésirables on observe d’énormes coûts pour les propriétaires et les occupants en termes environnementaux financiers et de santé.

Facteur de résistance à la diffusion de vapeur d’eau µ
Le facteur µ d’un matériau de construction est un paramètre sans dimension indiquant combien de fois le matériau de construction est plus étanche à la vapeur qu’une couche d’air de même épaisseur et à l’état de repos. Les facteurs µ des matériaux de construction les plus courants sont indiqués dans la DIN 4108-4. Plus le facteur µ est élevé, plus le matériau de construction est étanche à la vapeur !

Flux de chaleur
C’est la vitesse à laquelle la chaleur se déplace d’une zone de température élevée à une zone de température plus basse (en W/h). Le flux de chaleur est généralement utilisé pour quantifier le gain de chaleur totale ou la perte de chaleur d’un système.

Fréquence du son (Hz)
La fréquence du son est mesurée en Hz (Hertz). Plus la tonalité est basse (graves – aigus) plus la valeur de cette fréquence est élevée. La gamme de fréquences que toute personne peut entendre est largement liée à des facteurs environnementaux, la gamme normale de la fréquence de la parole se situe principalement entre 125 et 8000 Hz, tandis que le son audible se situe entre 20 et 20 000 Hz.

Humidité
L’humidité se réfère à la présence d’eau, souvent en quantités infimes. L’humidité excessive est généralement indésirable dans les bâtiments car elle peut provoquer la pourriture du bois ou d’autres matières organiques, la corrosion des matériaux et des court-circuits électriques.

Humidité Relative
C’est une mesure de la quantité d’humidité dans l’air à une température donnée. C’est à dire le rapport de la quantité maximale d’humidité que l’air peut contenir à cette température.

Impact du son
Son transmis entre deux zones par impact direct sur l’élément de division (par exemple bruit de pas sur un plancher).

Incombustibilité
La propriété d’un matériau qui permet de supporter des températures élevées sans inflammation. Les matériaux d’isolation de base de SAINT-GOBAIN ISOVER en laine minérale ou en laine de verre ont une résistance au feu naturelle, et sont considérés comme non-combustible lors de tests conformes.

Infiltration d’air
L’infiltration d’air est le flux incontrôlé de l’air par des fissures ou des trous dans la structure d’un bâtiment.
L’infiltration d’air est influencée par la pression du vent et les différences de température et par conséquent, est variable et dépend plus particulièrement des changements de la météo. Les niveaux d’infiltration sont fortement dépendant des choix de conception et la qualité de la construction.

Inertie thermique
Propriété de certains matériaux bons conducteurs de calories à stocker celles-ci et à les restituer le plus lentement possible. L’inertie est proportionnelle à la masse. L’inertie est comme l’isolation, un des outils de l’architecture bioclimatique

Isolation acoustique
C’est la capacité d’un élément de construction ou de la structure d’un bâtiment à réduire la transmission du son. L’isolation acoustique est mesurée à différentes fréquences, normalement entre 100 et 4000 Hz. L’isolement face aux bruits aériens est exprimé grâce à une valeur unique, Dn, C, W, RW, ou R’w. L’isolation phonique est aussi exprimée grâce à une valeur unique Ln, w ou L’N, w.

Isolation en fibre de verre
Autre définition : “isolation en laine de verre”.

Isolation sans revêtement
Isolation sans revêtement.

Isolation thermique
L’isolation thermique se rapporte aux matériaux utilisés pour réduire le taux de transfert de chaleur, ou aux méthodes et procédés utilisés pour réduire le transfert thermique.

I.T.E. Isolation Thermique par l’Extérieur.
Pont thermique. Il apparaît dès qu’il y a rupture d’isolation ou changement de matériau entre
deux parois. La différence de température à cet endroit induit une perte de chaleur, car
elle se déplace du point chaud vers le point froid. Exemple : aux liaisons entre les dalles de
plancher et les murs extérieurs.

Maison passive
Cet habitat est isolé à un point tel qu’un chauffage classique est superflu.
C’est un investissement lourd au départ : triple vitrage avec une menuiserie particulière, une excellente étanchéité, une ventilation qui chauffe l’air frais amené de l’extérieur…
Cette maison est exclusivement chauffée par l’énergie solaire et la chaleur produite par ses occupants, leurs activités (faire la cuisine par exemple) et les appareils qui se trouvent dans la maison.
Le résultat est une maison qui en termes de chauffage ne consomme que 10 à 15 % d’énergie par rapport à une maison classique.
Le niveau E se situe aux alentours de 30, la valeur K oscille entre 10 et 20.

Maison basse consommation
Dans cet habitat, toutes les mesures ont été prises pour que la consommation d’énergie soit la plus basse possible : une isolation épaisse, ainsi qu’un chauffage, une production d’eau chaude et une ventilation peu énergivores…
On parle d’habitation basse énergie lorsque la consommation d’énergie pour le chauffage ne dépasse pas 60 kWh/m2 de superficie au sol/an (selon l’asbl Plate-forme Maison Passive), voire même 50 kWh/m2 de superficie au sol/an (brochure du Centrum Duurzaam Bouwen – Centre de la construction durable).
Le niveau E d’une maison basse énergie se situe aux alentours de 60, la valeur K autour de 30.
Dans une maison basse énergie, la consommation se situe entre 50 et 60 % en dessous du niveau atteint par une maison classique.

Maison passive
Cet habitat est isolé à un point tel qu’un chauffage classique est superflu.
C’est un investissement lourd au départ : triple vitrage avec une menuiserie particulière, une excellente étanchéité, une ventilation qui chauffe l’air frais amené de l’extérieur…
Cette maison est exclusivement chauffée par l’énergie solaire et la chaleur produite par ses occupants, leurs activités (faire la cuisine par exemple) et les appareils qui se trouvent dans la maison.
Le résultat est une maison qui en termes de chauffage ne consomme que 10 à 15 % d’énergie par rapport à une maison classique.
Le niveau E se situe aux alentours de 30, la valeur K oscille entre 10 et 20.

Maison bioclimatique
Ce type d’habitation relève d’un concept déjà un peu plus global. En effet, une habitation bioclimatique sera conçue de manière à exploiter au maximum les apports solaires et la circulation naturelle de l’air pour réduire les besoins en énergie de chauffage et de refroidissement. Les habitations basse-énergie, passives et zéro-énergie peuvent donc être des habitations dites « bioclimatiques ».

Maison éco-biologique
Les habitations éco-biologiques sont conçues de manière à respecter à la fois l’environnement (éco) et l’Homme (bio). C’est ainsi que les matériaux mis en œuvre seront étudiés depuis leur production jusqu’à leur recyclage lors de la destruction du bâtiment, et ce en passant par plusieurs étapes telles la transformation, la livraison, la mise en œuvre, l’exploitation… Chacune de ces étapes est consommatrice d’énergie et représente un prélèvement dans les ressources de notre planète. Dans le cas d’une habitation éco-biologique, un bilan énergétique des matériaux est réalisé et permet de concevoir des habitations encore plus soucieuses de leur environnement.
A titre d’exemple, une maison passive constituée de blocs terre cuite et isolée avec une quantité importante de polyuréthane aura coûté plus cher à l’environnement (en terme d’énergie grise) qu’une habitation du même type mais constituée d’une ossature bois isolée par de la cellulose en vrac.

M.O.B
Abréviation de maison ossature bois. Il s’agit d’une technique de construction bois basée sur la fabrication d’un « squelette » fait de poutres de bois porteuses entre lesquelles est placé l’isolant (laine de chanvre, mortier de chanvre et chaux ou briques de chanvre…). Cette structure est ensuite fermée le plus souvent par du bardage à l’extérieur.

Laine de roche
La laine de roche permet une isolation efficace, fabriquée à partir de fibres entrelacées de roches fondues de type volcanique. (Référence technique à la bio-solubilité des laines de roches).

Laine de verre
La laine de verre est un excellent matériau d’isolation.
La laine de verre a été utilisée pendant plus de 70 ans dans les bâtiments et sur des installations industrielles ou autres, pour assurer l’isolation thermique et acoustique et la protection incendie. Fabriquées à partir de sable de silice naturelle avec près de 80% de verre recyclé, les laines ISOVER ont un impact très positif sur l’environnement. Elles préservent l’environnement tout au long de leur cycle de vie, offrant un confort et une sécurité exceptionnelle, ainsi que des réductions significatives de consommation d’énergie et de coût.

Laine minérale
La laine minérale se réfère à la laine de verre, la laine de roche et ULTIMATE.

Lambda (Valeur)
La valeur lambda (conductivité thermique) est un coefficient physique qui mesure le comportement de transmission thermique d’un matériau. Plus la valeur lambda est faible, plus le rendement thermique du matériau est meilleur. L’unité est : W/m.K

Pare-vapeur
Un pare-vapeur est défini comme un matériau qui réduit considérablement le transfert de vapeur d’eau à travers un élément de construction dans lequel il est incorporé. Les exemples typiques sont les matériaux en feuille de polyéthylène ou de plaques avec revêtement.
Parfois, des couches pour contrôler la vapeur sont nécessaires sur le côté chaud de l’isolant, afin de réduire le risque éventuel de condensation interstitielle au sein de l’élément de construction.

Perméabilité
Le taux d’écoulement d’un liquide ou d’un gaz dans un m2 d’un matériau ou d’une construction, induit par un gradient de pression de vapeur entre deux surfaces.

Perméable à la vapeur d’eau, sous-couche
Autre définition : “Sous-couche perméable à la vapeur d’eau”.

Perméance à la vapeur d’eau
C’est le taux de transmission de la vapeur d’eau à travers un matériau, ou une construction, de surface plane, en raison de la différence de pression entre deux surfaces spécifiques, dans des conditions de température et d’humidité spécifiées. La perméance est égale à la quantité de vapeur d’eau qui traverse un m2 en 1 heure avec un gradient de pression de 1 mm de Gg. La perméance doit être croissante en allant de l’intérieur à l’extérieur du mur. Unité : g/m2.h.mm/Hg.

Perte de chaleur
C’est le transfert de chaleur à partir de zones de températures élevées vers des zones de basses températures, par conduction, convection et rayonnement.

Performance des isolants
L’hiver, c’est par la conductivité (notée lambda λ) de l’isolant qui est déterminante. Plus la conductivité est faible, plus l’isolant est performant. C’est en variant l’épaisseur que l’on déterminera la résistance thermique (R) de la paroi. L’été, il est important de choisir un matériau capable de limiter les surchauffes dans l’habitat. Pour cela il faut choisir un isolant avec une forte capacité thermique pour que la « chaleur » provoquée par les températures extérieures ne pénètre que très lentement dans la maison.

Perspiration
Propriété d’une paroi à laisser transiter l’humidité à travers son épaisseur et à la laisser s’évaporer lorsqu’elle arrive à sa surface.

Polyuréthane
Le polyuréthane, couramment abrégé PU, est un polymère composé d’une chaîne d’unités organiques jointes par des liaisons uréthane. Les polymères polyuréthane sont formés grâce à la réaction d’un monomère contenant au moins deux groupes isocyanates avec un autre monomère contenant au moins deux groupes alcool en présence d’un catalyseur.

Pont thermique
Un pont thermique est créé lorsque des matériaux, qui sont de piètres isolants, entrent en contact, permettant ainsi à la chaleur de circuler à travers le chemin créé.
L’isolation autour d’un pont n’aide pas la prévention de perte ou de gain de chaleur en raison des ponts thermiques. Le pont doit être éliminé, puis reconstruit avec un diamètre réduit ou avec des matériaux ayant de meilleures propriétés d’isolation, ou avec un élément d’isolation supplémentaire.

Point de rosée
À une température donnée, l’air ne peut stocker qu’une certaine quantité d’humidité. L’air saturé de vapeur d’eau a une humidité de l’air relative de 100 %. La quantité absolue d’humidité maximale assimilable dépend en grande partie de la température de l’air – l’air chaud peut absorber plus d’humidité que l’air froid. Lorsque l’air se refroidit, l’humidité relative augmente (l’humidité absolue contenue reste constante). Il arrive un moment où l’humidité relative atteint les 100 %, on atteint le point de rosée (condensation). On peut observer ce phénomène fréquemment, lorsque par exemple l’air ambiant chaud se refroidit à une fenêtre et qu’il y a condensation sur la surface de la fenêtre. Ce qui pose particulièrement problème, c’est lorsqu’un élément de construction est traversé par de l’air chaud en raison de défaut d’étanchéité. En effet, dans ce cas, l’air se refroidit, l’humidité relative de l’air augmente et il peut y avoir condensation d’eau dans les éléments de construction. Ce qui peut provoquer des dommages dans les bâtiments et une consommation d’énergie accrue.

Qualité de l’air intérieur (QAI)
C’est la qualité de l’air intérieur des bâtiments ou des espaces clos, qui est affectée par la température, les odeurs, la fumée, l’humidité, etc. La qualité de l’air peut être soit contrôlée par une combinaison d’un système de climatisation efficace et d’étanchéité à l’air, soit laissée sans contrôle.

R (Valeur)
Autre définition : “résistance thermique”.

Réaction au feu
La réaction au feu est la tendance des produits à contribuer à un embrasement général.
L’embrasement est la transition rapide à un état d’incendie étendu sur la totalité de la surface. Le temps d’un embrasement est généralement utilisé pour déterminer les limites du système de classement de réaction au feu.

Réchauffement climatique
Le réchauffement climatique se réfère à l’augmentation moyenne de la température à la surface de la Terre, de l’air et des océans, phénomène qui devrait se poursuivre…
Le consensus scientifique est que l’augmentation de température est le résultat d’une accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. C’est l’activité humaine depuis le début de l’ère industrielle qui est montrée du doigt comme cause de la majeure partie du réchauffement observé, qui n’a pas pu être expliquée de manière satisfaisante par les causes naturelles. Ce phénomène a été particulièrement notable au cours des 50 dernières années, pendant lesquelles les données chronologiques détaillées ont été recueillies.

Résistance au feu
La résistance au feu est l’aptitude d’un élément d’une structure à résister à la combustion, sans brûler ou se détruire, dans des conditions de chaleur intense, et pour une période déterminée en fonction de l’utilisation et de la taille du bâtiment.

Résistance thermique (valeur R)
La résistance thermique est la capacité d’un matériau, d’une épaisseur spécifique, à résister à l’écoulement de la chaleur. Elle est mesurée en m2K / W et est égale à l’épaisseur du matériau (en mètres) divisée par la conductivité de ce matériau.
Les surfaces et les cavités fournissent aussi une résistance thermique. Il y a des chiffres standards pour ces résistances, qui doivent être pris en compte lors du calcul des valeurs U. Les résistances de chaque matériau, dans un élément, sont additionnées pour déterminer la résistance globale de cet élément. L’inverse de la résistance globale est la valeur U. Plus la valeur R est élevée, plus l’isolation est efficace.

Rupture de pont thermique
Un pont thermique correspond à un affaiblissement de l’isolation thermique. Il favorise la fuite des calories, la formation de condensation et peut entraîner des désordres. Ce phénomène se rencontre le plus souvent aux jonctions des parois.

Sarking
Technique d’isolation par l’extérieur en continu des toitures en pente. Offre une isolation sans ponts thermiques, étanche à l’air, insensible à l’eau et à la vapeur d’eau.

Sous-couche perméable à la vapeur d’eau
Cela permet de repousser l’eau qui pénètre dans les finitions de toitures et permet une perméabilité à la vapeur d’eau qui s’échappe de la structure. La perméabilité vapeur est d’habitude définie comme un matériau ayant une résistance de vapeur inférieur à 0,25MNs/g.

Toiture végétale
C’est une toiture étudiée pour l’implantation de végétaux dans le cadre d’une couverture traditionnelle. Les avantages sont multiples : isolation thermique et phonique, lutte contre l’effet de serre, baisse de la chaleur ambiante en milieu urbain et surtout plus grande longévité de la toiture liée à une variation de température réduite.

U valeur (transmission thermique)
Connu sous le nom de valeur U, la transmission thermique est une mesure de la résistance face à la perte de chaleur d’un élément de construction.
Elle est exprimée en watts par mètre carré, par degré Kelvin, W/m2K. La valeur U est calculée à partir de la réciproque de la combinaison des résistances thermiques de tous les matériaux de l’élément, des espaces d’air et des surfaces. Il faut également prendre en compte l’effet des ponts thermiques, les trous d’air et les fixations.

Ventilation
La ventilation est le contrôle intentionnel de la sortie et de l’entrée d’air dans les bâtiments, délivrant ainsi de l’air frais ou évacuant l’air vicié, en liaison avec le système de chauffage conçu pour contrôler l’humidité, et la structure du bâtiment.
La ventilation crée un flux d’air qui permet à la maison de “respirer” et aide à prévenir l’accumulation d’humidité toute l’année.

XPS (polystyrène extrudé)
XPS (polystyrène extrudé) est polymère thermo-plastique à cellule fermée, fabriqué grâce à une variété de procédés d’extrusion (mono vis, double vis etc.). Les principales applications des panneaux d’isolation de polystyrène extrudé sont dans l’isolation du bâtiment et la construction en général.